Si l'attractivité d'un territoire s'évalue prioritairement sur des critères démographique et économique, elle passe également par la qualité de son offre touristique avec ses nombreuses facettes que sont la gastronomie, la culture ou le patrimoine et ce d'autant plus qu'elle a non seulement un effet direct sur son image de marque mais génère également des revenus qui profitent à l'ensemble des membres de la collectivité concernée, particuliers comme professionnels appartenant à la sphère publique et privée.

De nombreux élus ont compris tous les avantages qu'ils pouvaient tirer de cette activité en renforçant tout d'abord leurs équipes puis en aménageant les lieux publics pour proposer aux touristes de bénéficier de visites dans les meilleures conditions possibles. Et l'explosion de l'usage des smartphones leur a été d'une aide précieuse pour progresser dans l'atteinte de leurs objectifs. C'est ainsi par exemple que sont apparus il y a quelques années dans certaines villes ces carrés pixelisés que sont les Q(uick)R(esponse) Codes, comme on peut le voir sur cet exemple en Belgique , qui permettent à un lieu inerte de devenir un support d'interactivité et d'apporter des informations complémentaires aux touristes instantanément. Un autre concept, plus élaboré, leur a été proposé peu de temps après, à savoir la réalité virtuelle bien illustrée par cet exemple à Cherbourg. Mais comme en technologie tout va très vite, il va falloir qu'ils s'habituent rapidement à un nouveau nom , à savoir le beacon, balise de micro-géolocalisation fonctionnant aussi bien à l'intérieur des bâtiments qu'en extérieur et dont la ville de Varsovie est en train de s'équiper pour mettre en place un système de navigation urbaine.

Avec ces avancées technologiques permanentes la valorisation de sites patrimoniaux même très anciens a de beaux jours devant elle et l'enrichissement de l'offre touristique semble sans limite. Toutefois, un secteur spécifique à cette activité devra être suivi de près par les responsables municipaux; il s'agit de l'offre d'hébergement hôtelier qui se voit concurrencer de façon frontale par l'uberisation de l'économie avec des rouleaux compresseurs comme Airbnb ou des concepts encore plus agressifs tel que le couch surfing. Devront‐ils intégrer dans leur stratégie touristique et dans les outils de gestion de leur offre de prestations ces nouveaux acteurs pour assurer une cohabitation plus ou moins pacifique avec les professionnels de leur territoire? L'avenir nous le dira.