Parmi les sujets traités dans la thématique de l'habitat en lien avec les Smart Cities, trois domaines sont régulièrement évoqués comme devant permettre aux villes de demain de s'inscrire dans l'amélioration de la vie quotidienne de ses usagers.

La domotique tout d'abord, véritable révolution, annoncée depuis des années, dans la gestion sur place ou à distance des bâtiments par leurs résidents professionnels et privés, sur les plans consommation d'énergie et d'eau, confort et sécurité notamment, entre enfin dans une phase concrète grâce en particulier à l'avènement des objets connectés et des plateformes logicielles de gestion centralisée des données. Le marché potentiel de la connectivité dans l'habitat est tellement énorme qu'il attire la convoitise de nombreuses entreprises multinationales comme le groupe allemand Bosch qui vient de créer une filiale dédiée à la maison intelligente.

Par ailleurs l'écologie et le développement durable appliqués à l'habitat confirment, dans la dynamique de la COP 21 et des menaces climatiques croissantes, leur montée en puissance avec l'apparition de nouveaux labels comme le HQE, l'émergence des écomatériaux et des bâtiments à énergie positive qui se développent sur le territoire français en s'inspirant de plus en plus du biomimétisme comme avec ce concept prometteur, encore en phase de test, de murs recouverts de micro-algues ; parallèlement à cette approche environnementale, le choix fait par un nombre croissant d'élus de grandes villes d'opter pour l'augmentation de la verticalité des logements au lieu de les étaler horizontalement comme depuis des décennies générant ainsi de nombreux inconvénients (éloignement des habitants des centres-villes, dépenses élevées d'aménagement, problèmes de sécurité,...), peut se justifier par les nouvelles formes des constructions agrémentées par la végétalisation des façades et des toits comme l'a d'ailleurs imaginé l'architecte Vincent Callebaut pour Paris à l'horizon 2050.

Enfin, de façon plus inattendue, le principe de fermes (ou d'agriculture) urbaines qui n'était pour beaucoup qu'une vue de l'esprit issue de l'imagination débordante d'ingénieurs agronomes et d'architectes est en train de passer en mode test un peu partout sur la planète, avec encore de nombreuses questions à régler pour assurer à terme une partie de l'alimentation des urbains mais également afin de réduire l'empreinte carbone des villes tout en les végétalisant pour le plus grand bienfait des habitants.

Comme dans bien d'autres thèmes abordés en parlant des Smart Cities, la nécessité pour les élus et les entreprises de respecter une approche globale dans les dossiers à traiter, en impliquant un maximum d'experts concernés, est vitale pour le succès de leur mise en oeuvre. A ce titre, la Smart Building Alliance for Smart Cities, association fédérant 80 organisations représentantes de l'ensemble des corps de métiers liés au bâtiment et aux acteurs de la Smart City, pour penser et définir le Smart Building, est un exemple de collaboration intelligente à suivre.