Dans un monde où nous dépendons encore majoritairement de ressources naturelles limitées et qui voit sa population non seulement croître régulièrement mais surtout se concentrer inexorablement dans les villes dont certaines deviennent des mégalopoles tentaculaires, la prise en compte par les autorités concernées des principes de durabilité et plus globalement d’écologie est devenue incontournable.

Efficacité énergétique, réduction des pollutions, gestion des déchets, autosuffisance alimentaire, usages partagés, constructions à faible impact environnemental, ..., les enjeux à relever pour rendre les zones urbaines plus durables sont multiples et souvent complexes. Pourtant de très nombreuses initiatives voient le jour sur les cinq continents sous la pression cumulée de la croissance démographique et du réchauffement climatique qui rendent aujourd’hui ces travaux plus que jamais prioritaires, mais aussi grâce à l’impulsion donnée par la COP 21.

Cette conférence mondiale a en effet définitivement donné ses lettres de noblesse au développement durable et confirmé l’émergence de deux disciplines encore récentes mais qui devraient apporter nombre de solutions aux problèmes identifiés puisqu’elles sont issues de l’observation de la nature, à la fois dans ses modes de fonctionnement et dans sa capacité permanente d’adaptation à tout changement d’environnement; il s’agit d’une part de l’économie circulaire s’inspirant du principe que la nature ne génère aucun déchet, dont la célèbre navigatrice anglaise Ellen Mac Arthur a fait son cheval de bataille et qui fait de nombreux adeptes comme en France avec l’Institut de l’Economie Circulaire http://www.instituteconomie-circulaire.fr; d’autre part le biomimétisme consistant à s’inspirer des formes, des procédés, des matériaux et des écosystèmes présents dans le milieu naturel et générés par plus de 3 milliards d’années d’évolution pour innover de façon durable, en particulier dans le domaine du bâtiment comme nous le montre ce document.

L’expression la plus visible de cette nouvelle durabilité des villes qui les rendent intelligentes est la construction de multiples éco-quartiers dont l’un des plus aboutis en France est le «Smartseille+» qui va transfigurer le nord de Marseille.

Les autorités françaises, grâce au savoir-faire de grands groupes nationaux, spécialisés notamment dans les «utilities» et avec l’apport de start-ups très créatives, ont compris tout le profit qu’elles pouvaient tirer de la conversion des villes à la durabilité en apportant leur soutien au réseau d’acteurs Vivapolis - Institut de la ville durable, chargé en particulier d’accompagner les projets les plus innovants et qui devrait contribuer à faire de la France une des nations les plus performantes en la matière, épaulé en cela par l’un des rares pôles de compétitivité en Europe, dédié à ce secteur, et qui est français, à savoir Advancity.